Malgré un démarrage en plein COVID, Hortense Toussaint s’apprête à créer son activité de design floral à travers la coopérative d’emploi DiES, en tant qu’entrepreneuse salariée.  Lors de l’arrêt complet de l’événementiel, elle a su faire pivoter son ‘core business’ et s’adapter pour finalement y revenir un an et demi plus tard.

Grâce à sa détermination, son perfectionnisme, sa sensibilité et son talent créatif, elle a combattu la solitude de l’entrepreneuse pour arriver à ses fins. Loin de l’esprit « fleur bleue », Hortense mène  son activité avec détermination.

À 54 ans, cette entrepreneuse a réussi sa transition professionnelle vers un métier qui lui rappelle le goût de son enfance. De la Clématite au Pavot, en passant par la Nigelle de Damas ou le Myosotis, bienvenue à l’atelier Horty Poetry , ou l’art de sublimer l’essence même de la nature dans des installations florales haut de gamme !

 

Consultez sa fiche d'entrepreneuse

 

 

Illustration @rafikidessine

 

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Ton projet ?

 

Mon projet se dénomme Horty Poetry

 

Horty Poetry est un atelier de design floral qui propose des créations sur commande :

  • De la plus simple  : le bouquet
  • À la plus complexe : l’installation, le ‘set design’, voire la scénographie florale (pour évènements culturels, artistiques, privés)

Les maitres mots d’Horty Poetry sont :

  • Savoir-faire
  • Haute-qualité
  • Créativité
  • Justesse dans la proposition, tout en gardant ma patte, Horty Poetry cerne l’univers du client pour lui faire une proposition la plus juste possible

 

 

 

Le Design floral ?

Le design floral est  un travail intuitif. Face à la matière, la sensibilité et  l’intuition sont réveillées. Historienne de l’art de formation, j’ai touché à plusieurs disciplines artistiques, dès lors j’appréhende le bouquet de manière assez sensible comme un petit tableau (le travail des couleurs, les volumes, la forme et les hauteurs).

La fleur, c’est  simple, c’est un concentré de beauté et de nature : deux de mes passions

Horty Poetry c’est la contraction de mon prénom (Hortense / hortus : jardin) associé à la poésie…

 

Une reconversion de vie ?

Pour moi ce qui est essentiel, c’est la beauté, l’art et la création. Cette recherche du beau parcourt ma vie.

J’ai une formation d’historienne de l’art. Après un passage dans une grande maison de haute couture et un détour par le journalisme, je suis entrée au service d’un cabinet d’architecture bruxellois, en tant que responsable de la communication. Après plus de 20 ans passé au sein  de ce cabinet, j’ai souhaité changer de cap : me réorienter et me reconnecter avec ce qui me passionne : la création.

 

Se diriger vers ce qui nous anime

J’avais 50 ans quand j’ai quitté mon job, j’ai assez vite pensé au projet floral. Il était clair dans ma tête que je voulais monter mon propre projet.

« Effectuer un transition professionnelle, c’est un peu comme une reconnexion à soi, à son bide, ses tripes, ses envies et ses intuitions. »

Suite à quelques gros chocs émotionnels  dont le décès de ma maman, quand j’ai décidé de changer de cap professionnel, les fleurs se sont imposées naturellement à moi. C’était une passion que je partageais avec ma mère. Horty Poetry, m’a permis de me reconnecter au goût de l’enfance et à la nature, passions de ma jeunesse.

 

 

Un passage vers un métier 100% manuel ?

Une reconnexion à soi et à la création manuelle. Au départ, je n’avais jamais travaillé chez un fleuriste et n’avais que peu d’expérience dans ce secteur. La reconversion au début a été axée autour de l’identification de tous les fournisseurs existants pour mon projet, la forme et le modèle que j’allais proposer.

À 50 ans, il était clair que je ne souhaitais  pas développer l’activité sous forme de boutique .  mais sous la forme d’un atelier ; proposer tel un artisan des créations à partir de la matière végétale et florale.

 

Le défi d’entreprendre dans un métier manuel actuellement ?

En tant qu’artisane florale, il existe un aspect important : toute la logistique concernant la matière, la chercher, la sélectionner, la transporter, la nettoyer, la préparer et la bichonner.

En tant qu’entrepreneuse, on a parfois l’impression qu’il faut avoir le don d’ubiquité : être à l’atelier en train de créer, développer sa com faire de la prospection. C’est le lot de tout entrepreneur, dans un métier manuel ou non. Et c’est le danger : équilibrer ton espace de création et garder la tête légère pour avancer dans les autres dimensions. C’est un grand défi de l’artisan. Je ne parle bien évidement que de ma propre expérience puisque je gère tous les aspects seule de A à Z.

 

 

Les incidences du COVID-19 sur mon projet ?

Je suis rentré en phase test le 15 mars 2020 en plein début de COVID !

il y a eu un gros moment de panique car mon business modèle était centré sur les prestations événementielles (privées ou publiques). Ce secteur étant touché de plein fouet, il a fallu sacrément se réinventer : se poser, réfléchir à des alternatives et des adaptations COVID à mettre en place.

 

 

 

Oeil du coach : Hans Deblieck

« Plus qu’une fleuriste, Hortense est une artiste. Les créations florales d’Horty Poetry sont élégantes, raffinées, épurées.
Ses clients sont donc principalement en recherche de bouquets et autres produits hauts de gamme. Malgré la crise sanitaire impliquant l’annulation d’événements, de marchés, de mariages, etc., Hortense a su petit à petit reprendre confiance et trouvé judicieusement de nouveaux canaux de vente (à la pièce, sur commande via son site web, sa newsletter ou les RS) et faire pivoter son business plan.

 

Avec la reprise progressive des activités suite au déconfinement, Hortense voit les demandes affluer en même temps qu’une avalanche de retours positifs des clients. Cela ne peut que continuer à évoluer dans le bon sens lorsqu’on est capable de flexibilité, d’abnégation et d’enthousiasme. C’est un plaisir de suivre le développement de son projet et je lui souhaite le meilleur des succès pour la suite. « 

 

Comment as-tu lancé ton projet ?

Pendant ma longue période de préavis de mon ancien boulot dans l’architecture, j’ai pris le temps d’y réfléchir. Suite à un accompagnement en « outplacement », j’ai entendu parler de JobYourself.

À l’époque, j’ai très vite ressenti la solitude de l’entrepreneuse. Je désirais directement solliciter JobYourself pour rentrer en phase de test. Le coach JobYourself a été de bon conseil et m’invitant  à faire la phase de préparation pour bénéficier de l’aspect collectif.

 

Combattre la « solitude de l’entrepreneuse » grâce à la phase de prépa

Jobyourself Baticrea a été pertinent au niveau des outils proposés :

  • Peaufiner son BMC, la proposition de valeur, la prospection
  • L’aspect humain prédomine et c’est l’essentiel. J’ai rencontré de belles personnes avec qui je partageais angoisse, questionnements, enthousiasme. Donc, un moment très riche.

 

L’avantage de JobYourself ?

Une femme célibataire qui ne peut compter que sur son seul revenu, est un sacré défi.

JobYourself c’est une sécurité financière : disposer d’un revenu minimum pour tester son projet. Bien sûr, ce n’est pas méga confortable et ça demande de fameux ajustements. Apprendre à vivre avec moins après 25 ans de salaire régulier et correct sollicite aussi la créativité.

 

 

La suite de ton aventure entrepreneuriale ?

Mi-décembre, je quitte JobYourself. Je me dirige plutôt vers un statut de travailleuse autonome dans la coopérative d’emploi Dies.

Je suis assez fière du chiffre d’affaire généré en plein COVID. Je ne peux qu’espérer le faire évoluer favorablement et revenir à mon Business Model d’origine, c’est-à-dire le design floral et les  installations pour évènements. Ce que j’affectionne particulièrement c’est le set design : une création pour le lancement d’une marque, d’un label par exemple.

 

 

Un conseil pour entreprendre ?

Rester connecté à ses tripes !

« Si le projet est aligné avec soi, je pense qu’on trouve la force et la détermination pour le porter. »

 

 

JobYourself en deux mots ?

Le Soutien et le partage

Un soutien triple :

  • Par le questionnement et l’aide apportée par le coach.
  • Par l’aspect financier, la sécurité que nous offre la possibilité de tester l’activité.
  • Par le partage entre porteurs de projet

Pour moi, être entrepreneuse c’est… ?

4 éléments : autonomie, créativité, détermination et persévérance !

 

 

Des fleurs locales et de saison ?

Pour mes compositions, je privilégie surtout les fleurs naturelles fraîches, même si selon les projets j’utilise aussi parfois des matières et des fleurs séchées naturellement. Je tente de privilégier une matière première  la plus locale possible et la plus saisonnière, sans non plus sacrifier l’esthétique à la durabilité.

Quand la saison le permet, j’essaie de travailler avec des horticultrices locales & éco le plus possible. À titre d’exemple, avec « Les généreuses » de Caroline Leconte, passée aussi par JobYourself !

Ma matière est essentiellement d’origine belge et hollandaise, parfois issues de France et d’Italie, en fonction des besoins.

Ta fleur favorite ?

Impossible de répondre !

J’aime les fleurs légères et délicates : de la Clématite au Pavot, en passant par la Nigelle de Damas ou le Myosotis.

 

 

 Avenue Everard 63 à 1190 Bruxelles