Thomas Jeukens, La customisation, pour monter le business de ses rêves

La customisation pour monter le business de ses rêves

Photo par ©OlivierTruyman

La mise en route du projet entrepreneurial de Thomas Jeukens s’apparente à la préparation d’un « road trip ». Une organisation en amont, rondement réfléchie, des fondements solides mis en place pas à pas, comme il monte, une à une, les pièces de ses modèles customisés de motos. Manager dans une grande société de consultance, ce jeune entrepreneur a effectué un virage de carrière pour démarrer une activité centrée sur sa passion.

Calme et humble, il émane de lui une force tranquille. Tester sa machine entrepreneuriale, il l’a fait! Il ne lui reste qu’à mettre le contact et prendre la route de l’indépendance maintenant à sa portée. Bientôt sorti de l’accompagnement de JobYourself, Thomas est à la croisée de deux chemins : engager et faire grandir son projet ou rester un artisan spécialisé. Bonne route à lui !

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Dessin par Rapaguva Dessine

 

« Thomas, vous avez dit ‘customisation’ ? » Un petit mot d’explication ?

Mon projet consiste en la transformation et la customisation des motos, principalement pour l’aspect esthétique.

 

 

 

Comment customises-tu une moto ?

Je laisse libre cours à mon imagination. Je travaille sur d’anciens modèles, achetés ou amenés par des clients.

Ensuite, je travaille le métal : je dénude complétement la moto. J’enlève toute la carrosserie. Je regarde alors l’ensemble révélé : le cadre, les roues et le moteur. Je fais mon choix esthétique, j’analyse les lignes de la moto et j’essaye de trouver comment elles peuvent être améliorées « graphiquement ». J’adapte le réservoir et la selle en cousant moi-même le cuir.

En fait, je « simplifie » l’esthétique de la moto dans un style minimaliste. J’échange avec mes clients : je prends leurs idées en compte et j’essaie d’arriver à réaliser leur moto rêvée, tout cela autour de la moto dans l’atelier, sans passer par Photoshop.

 

 

Que faisiez-vous avant JobYourself ?

Durant 8 ans, j’étais Manager dans le domaine de la consultance. Un travail à l’opposé de mon activité actuelle. Je n’ai pas tout arrêté d’un coup ni commencé à zéro. J’ai préparé ma transition professionnelle.

Au fil des ans, j’ai compris que j’avais besoin de trouver un plaisir manuel et artistique dans ma profession. Mon travail dans la consultance était une profession intellectuelle. Trouver une bonne combinaison entre un volet mental et des activités manuelles est vite devenu un objectif professionnel à atteindre.

J’ai développé mon activité de customisation en hobby, le soir après mes journées de travail. J’ai commencé avec les vélos. C’était plus facile, cela demandait « seulement » une semaine de travail, comparée à la customisation d’une moto qui prend plutôt 1 mois et demi de travail. C’était plus réaliste pour débuter ma professionnalisation dans ce domaine. Maintenant, ce sont les motos que je préfère customiser. Il s’agit d’une toute autre technique et d’un apprentissage infini, selon moi. Il y a beaucoup plus de champs de liberté que sur la customisation d’un vélo.

 

Ce projet entrepreneurial provoque chez moi un sentiment de liberté et de satisfaction que je n’avais encore jamais expérimenté auparavant ! Travailler dans la consultance m’a enrichi et m’a fait évoluer en tant que personne mais il était temps pour moi de réaliser un rêve et de vivre une passion.

 

Êtes-vous aussi un rider ?

Oui bien sûr, c’est dans mes gênes ! Je fais de la moto depuis que j’ai 14 ans.
La moto représente pour moi un moyen de prendre du plaisir : partir, rouler et se sentir libre !

 

 

 

Avez-vous connu un déclic pour vous réorienter ? Quelqu’un vous a-t-il encouragé à vous lancer ?

Pendant plusieurs années, je ne m’étais pas autorisé à franchir le cap.
Il est difficile de se remettre en question. Passer à l’action demande vraiment du courage.  Ma copine m’a fortement soutenu dans ma transition. Elle me disait que la peur était positive et naturelle. Que le fait d’y être confronté est déjà la preuve qu’on a envie d’aller dans cette direction. Il fallait que je travaille là-dessus et que je dépasse ça pour atteindre la satisfaction.

Ma plus grande peur était l’aspect financier : me lancer sans connaître la rentabilité réelle du projet. J’ai réussi à la surpasser en préparant le terrain. Pendant un an, en parallèle de mon emploi, j’ai commencé à calculer toutes les heures que je mettais dans le projet de customisation, à calculer le prix des pièces, etc. Ça m’a permis de valider le plan financier. Mon projet était réaliste, je pouvais en vivre. J’ai pu ainsi surmonté ma peur.

 

Comment avez-vous connu JobYourself ?

Via le bouche à oreille : en faisant appel à un mécanicien passé par Jobyourself et qui m’en a parlé. Ça semblait la solution la plus sûre pour valider mon projet de manière sécurisée et mes espérances se sont confirmées !

 

Expliquez-nous la période de préparation et de test de votre activité

Je suis entré directement en phase de test chez Jobyourself. J’arrive en juin à la fin de mes 18 mois d’accompagnement.

Le but étant d’être autonome à la fin du parcours, les discussions avec mon coach Stéphane ont été beaucoup orientées sur mon approche client et le type de projet vers lequel je veux tendre. Grâce à cela, j’ai élargi le scope de ma clientèle. Cette phase de test est vraiment prévue pour tester différentes idées, voir ce qui marche ou pas. Ce que je ne me serais sans doute pas autoriséé à faire sans une structure comme JobYourself.

 

Qu’est-ce que JobYourself vous a apporté ?

Le cadre de la coopérative d’activités permet de se focaliser exclusivement sur son projet !
Tout le volet administratif et de gestion sont pris en charge. Grâce au coaching, il y a, en plus, ce cadre essentiel au suivi de notre activité.

Pour moi, JobYourself c’est une boite à outil très complète qui couvre tous les aspects spécifiques de démarrage d’un projet et qui permet de se sentir soutenu.

 

Photos par ©Robin De Nys

 

L’accompagnement de JobYourself en un mot ?

Pour moi, quatre mots qui ont leur importance : Un service pro, disponible, avec le sourire et la bonne humeur.

  • Professionnel : tout est très bien pensé pour soutenir un projet entrepreneurial
  • Disponible : à tout moment, j’ai ressenti de la disponibilité pour répondre à mes questions. Si ce n’était pas mon coach, c’était la comptable. Ça donne l’impression que tout est rodé et on sent que la communication passe en interne, qu’on en discute.
  • Sourire et bonne humeur : c’est rare de voir une organisation où il y a de la joie de vivre comme ça. C’est hyper important pour un entrepreneur qui se lance, de ressentir et d’expérimenter cela quand on passe le pas de la porte de la structure d’accompagnement.

 

 

Pour moi, être entrepreneur c’est… ?

Mettre en place un cadre qui va soutenir la réalisation d’une idée, qui va permettre de la concrétiser avec tous les aspects qui y sont liés (clientèle, gestion de ses finances, la communication…) et surtout, de se développer personnellement via son activité entrepreneuriale !

 

Quelle est votre vision après JobYourself ?

Là, je suis un peu dans un entre-deux : soit je reste seul et je garde une approche pointue d’artisan, soit je fais grandir l’activité en engageant plusieurs personnes. Dans ce cas, je dois développer un concept plus large, plus global dans le ‘lifestyle’ motard. Deux orientations très différentes auxquelles je réfléchis encore.

 

Un conseil avant de se lancer sur la route entrepreneuriale ?

Valider les fondements, les bases financières et commerciales avant de se lancer.

 

Photo par ©OlivierTruyman

L’ŒIL DU COACH : STÉPHANE VISENTINI

Je me souviens avoir noté, dès notre première rencontre, une mentalité hors du commun chez Thomas. Il m’avait expliqué aimer se fixer des objectifs, à priori, difficiles à atteindre, pour provoquer en lui un déclic et se prouver qu’il était possible d’y arriver. C’est dans cet état d’esprit que Thomas a un jour décidé de relever le challenge de vivre de sa passion alors qu’il occupait une place sécurisée de consultant dans une grande entreprise.

Cette détermination et cette conviction lui procure une forme de force tranquille, de sérénité particulière. Chaque jour, il agit de façon calme, réfléchie, en se concentrant sur la mise en place de ce qui peut le rapprocher de son objectif. Thomas avance à son rythme mais il avance ‘juste’. Last but not least : Thomas possède de belles qualités humaines et est toujours à l’écoute et reconnaissant de ce qu’on lui apporte. L’accompagner dans son aventure et son évolution est un véritable plaisir.

 

 

Le plus agréable dans votre métier ?

Avoir la liberté de créer.

La relation avec le client : la co-création du modèle rêvé ! Je crée pour quelqu’un, j’aime à garder le lien tout au long de la transformation. Pour discuter des détails, je partage ce que je fais, ils viennent à l’atelier et on vit le projet ensemble : j’apprécie ce côté relationnel dans la création.

L’apprentissage infini lié au métier : J’ai augmenté mes connaissances et compétences métiers. J’ai dû apprendre plusieurs techniques artisanales : le travail du métal, du cuir, souder, disquer, la peinture, la mécanique, l’électricité…

Le plus grand défi dans votre métier ?

Sans vouloir faire de vilains jeux de mots, ne pas avoir le nez dans le guidon !
Combiner la réalisation du projet de customisation en gardant à l’œil des autres aspects essentiels au développement de mon entreprise représente un grand défi.

 

Photos par ©Jimmy-John Goor

Les réseaux sociaux vous ont aidé dans votre développement ?

A la base, je ne suis pas trop axé « réseaux sociaux » mais j’ai été convaincu que c’était essentiel pour développer mon projet. Instagram et son pouvoir visuel était le plus facile à mettre en place pour moi. Je ne voulais pas démultiplier les réseaux sociaux et que ça prenne trop de temps. La combinaison de mon site web et d’Instagram ont crédibilisé mon projet et donné des idées aux clients. Pour moi c’est un support essentiel mais pas un canal de vente.

 

Photo par ©OlivierTruyman

 

 

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