Jean-Philippe Boucq, le rêve de la construction entrepreneuriale sur mesure

Le rêve de la construction entrepreneuriale sur mesure

Concrétiser un rêve entrepreneurial alliant différents métiers du bâtiment qui le passionnent, voici la voie choisie par Jean-Philippe Boucq ! Cet entrepreneur a su mettre à profit son agilité manuelle et ses capacités d’autodidacte pour se lancer. Et tout cela en mode éco-responsable s’il vous plaît. Son projet ? La conception de ‘tiny houses’ et d’aménagements en bois. Découvrez le monde de l’habitat léger, de la conception sur mesure et du travail du bois en veux-tu en voilà.

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Photo by @AdVitamPhoto
Julie Vanbout

Décrivez votre projet 

Je suis menuisier et je vise à construire des ‘tiny houses’.

En anglais ‘tiny’ signifie minuscule, et ‘house’ maison. La Tiny House est donc ‘une toute petite maison’, montée sur roues. Le ‘tiny house movement’ a émergé aux USA au début des années 2000, prônant simplicité de vie et sobriété volontaire. Découvrir le monde et s’arrêter là où il fait bon vivre, dans un confort hors pair,  c’est la liberté que procure cet habitat inédit.

Définition reprise sur latinyhouse.com

Dessin par Rapaguva Dessine

 

Je suis entré chez JobYourself Baticrea avec 2 projets :

  • En premier la conception de ‘tiny houses’ (habitat légers sur roue)
  • En second, la création de mobilier design et ergonomique ainsi que l’aménagement d’espaces exigus.

 

 

Expliquez-nous votre parcours professionnel avant JobYourself ?

Grâce à mes premiers jobs en tant que technico-commercial, j’ai développé des compétences marketing et commerciales. Je travaillais alors dans le secteur ‘B to B’ de la publicité lumineuse (affichage électronique à LEDs, enseigne lumineuse, signalétique…)

Suite au rachat de l’entreprise et après avoir passé 8 ans dans cette fonction, je me suis permis de prendre un peu de recul sur mon parcours et mes envies réelles. J’ai alors travaillé dans le photovoltaïque en tant que technico-commercial mais cette fois-ci en ‘B to C’. Premier changement de cap dans ma carrière. C’était l’occasion de tout apprendre sur une nouvelle technologie. Un fil rouge se dessinait dans mon parcours : le renouvelable, une affinité avec l’écologie.

 

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Après cela, j’ai eu une expérience dans une grande entreprise allemande en tant que ‘sales manager’ où j’ai pu développer à fond mes compétences sur le solaire. Malheureusement ce secteur a connu de grandes restructurations en Allemagne et je me suis retrouvé au chômage. Peu de temps après j’ai eu une opportunité dans le photovoltaïque industriel belge. Il s’agissait de vendre de grandes installations à des clients comme IKEA et Colruyt. Une expérience très enrichissante qui s’est interrompue à nouveau pour des raisons de restructuration, sur le marché belge cette fois.

 

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A cette époque, j’ai commencé à rénover ma maison familiale en choisissant des matériaux écologiques. Adorant apprendre et mettre les mains dans le cambouis, j’ai alors connu Alain Vandevelde, formateur chez Carodec, qui s’avéra devenir mon coach chez JobYourself.

J’ai pris beaucoup de plaisir à ces travaux et j’étais bien souvent plus satisfait de mon travail que de celui réalisé par certains professionnels. Ca m’a conforté dans l’idée de me lancer dans l’aventure en tant qu’entrepreneur.

 

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Julie Vanbout

 

Comment avez-vous lancé votre projet ?

Je m’intéressais de plus en plus à l’habitat léger. Cependant, je ne désirais pas repasser par la case formation. J’avais assez de bagages pour le faire en autodidacte. Avec toutes les techniques que j’ai acquises au contact d’un papa plombier, à mes anciens jobs dans les énergies renouvelables, la transformation de la maison familiale, faire des ‘tiny houses’ est apparu comme une évidence pour moi !

 

 

La construction de ‘tiny houses’ nécessite tous les postes classiques liés à la construction d’une maison traditionnelle : du gros œuvre à la finition. Tous ces métiers qui m’intéressent énormément sont faisables mais de manière plus « légère » dans un atelier. Construire une ‘tiny house’, est physiquement moins lourd mais surtout moins lourd en termes d’investissement. Ca me permet de commencer seul avec peu de moyens.

La construction de ‘tiny houses’ répond à un double besoin chez moi :

  1. Un besoin de création et d’innovation
  2. Un besoin de toucher à tous ces métiers du bâtiment. Ca me permet de pouvoir créer moi-même et à petite échelle !

 

Comment avez-vous connu JobYourself ?

J’avais connu JobYourself 2 ans plutôt au salon « Entreprendre » à Bruxelles.
La petite graine de l’accompagnement avait déjà été inséminée en moi. J’ai bien gardé cela en tête pour entrer en coopérative d’activités au bon moment.

 

Expliquez-nous la période de test de votre activité

Je suis entré directement en phase de test. J’ai eu la chance d’avoir de multiples chantiers au cours de mon parcours chez JobYourself. Aujourd’hui, j’arrive enfin à mon rêve de projets d’habitat léger en ayant aménagé une roulotte (une extension de la maison qui reprend plein d’aménagements).

Je suis assez fier de moi, j’ai respecté un engagement que j’avais avec mon coach Alain. Je viens de réussir mon examen du jury central et d’obtenir l’accès à la profession en menuiserie générale (menuiserie, vitrerie pour la pose des châssis, cuisiniste et parqueteur). Cela fait de moi un petit entrepreneur prêt à se lancer.

Quelles sont vos projets à venir ?

J’aimerais, entre autre, créer un atelier participatif autour d’un but commun : celui de la conception de ‘tiny houses’. Je suis en quête d’un espace de fabrication et de recherche autour de cette thématique. Il me faudra bientôt une camionnette et une trésorerie pour fonctionner. Je pense à aller chercher un micro-crédit pour me lancer. Je serai en fin de test en mai 2019.

 

 

L’accompagnement de JobYourself en un mot ou en une phrase ?

Je vais vous donner 6 mots ! La Liberté, le confort, le support (administratif et comptable), la visibilité, le réseautage et les mises en relation (la communauté).

 

Pour moi, être entrepreneur c’est… ?

Créer son propre job sur base de ses propres affinités dans le secteur du travail !

 

L’ŒIL DU COACH : ALAIN VANDEVELDE

« Jean-Philippe est déterminé mais pas têtu. Il sait que les chemins pour atteindre son objectif s’entrecroisent.  S’il s’agit d’une impasse, bonne nouvelle, car elle invite à explorer d’autres pistes.

 

Plus qu’un objectif entrepreneurial, Jean-Philippe a un projet de vie : Il veut créer des relations durables, de celles sur lesquelles on bâtit pour longtemps.  Il veut être éco-citoyen et acteur d’une économie plus solidaire.  Son projet ? Construire des tiny-houses. Pour y arriver, il se spécialise en menuiserie d’intérieur et réalise aussi des terrasses. Qu’importe puisqu’il fait des clients heureux et que sa passion est avant tout le travail du bois … »

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui n’oseraient pas se lancer ?

Allez frapper aux bonnes portes pour sécuriser son lancement ! Ne pas attendre d’avoir tous les outils, les moyens officiels et les clients pour commencer à créer. Pas besoin de gros investissements, on peut démarrer avec quelques outils à main ou quelques machines. Commencer petit et grandir peu à peu.

 

 

Y a-t-il quelqu’un que vous admirez / qui vous inspire ?

En termes de menuiserie, l’atelier Wood blaster m’inspire beaucoup !

Le haut de gamme qu’ils réalisent me plait beaucoup. J’ai travaillé dans leur atelier avec un projet de claustra en chêne massif et ai eu l’occasion d’échanger et d’être inspiré

En termes d’habitat léger : j’apprécie le travail des français de latinyhouse.com et de tinyhouse-baluchon.fr

Le plus agréable dans votre métier ?

C’est la rencontre avec le client ! Ca découle de mon expérience de commercial. Tout part de cette rencontre autour du besoin du client que j’essaie d’impliquer à chaque étape importante du processus de création.

Le plus « challenging » dans votre métier ?

Quand on aime toutes les casquettes différentes liées au métier de la construction, le plus ‘challenging’ c’est de savoir où mettre la priorité !

 

 

Et vous, vivre dans une ‘tiny house’, ça vous tenterait ?

C’est effectivement un but que j’aimerais atteindre : vivre dans une tiny house et la placer dans une commune bruxelloise ! Je désire montrer au monde qu’il est possible de choisir un logement alternatif.

En soi, il s’agit d’un chargement sur une remorque, donc ça ne demande pas de permis de bâtir. La seule question qui se pose c’est la domiciliation. Les choses évoluent positivement et un cadre législatif est actuellement à l’étude en région Wallonne.

 

 

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